À partir du 21 décembre 2023, la ville de Lyon se lancera dans une expérience unique en France en déployant des radars thermiques sur les boulevards urbains M6 et M7 pour faire respecter les voies réservées au covoiturage. Cette technologie innovante sera mise en place progressivement pour encourager le partage de véhicules et réduire la pollution.
Des radars thermiques inédits en France
Lyon, première ville française à s’équiper de ces radars thermiques, verra leur fonctionnement effectif dès janvier 2024. Les images capturées par ces radars seront transmises au centre de commandement de la police municipale de Lyon, où un agent vérifiera les images avant de les envoyer à l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI). L’objectif principal de cette expérimentation, qui durera jusqu’à fin 2025, est d’assurer le respect des voies réservées au covoiturage.
Des radars installés depuis octobre et novembre ne sont pas encore opérationnels, car il est nécessaire de procéder à une phase de test approfondie et former les policiers municipaux responsables de valider les images. La métropole lyonnaise espère une mise en marche officielle au cours du premier trimestre 2024.
Processus de surveillance et sanctions encourues
Pour utiliser ces nouvelles technologies de manière optimale, un agent de la police municipale de la ville de Lyon sera chargé de vérifier les images et d’émettre des amendes en cas de non-respect des règles. Des discussions sont toutefois en cours entre Lyon et Champagne-au-Mont d’Or concernant le traitement des images. Les membres de l’opposition du conseil municipal se montrent réticents à ce sujet.
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Comment fonctionneront les radars thermiques ?
Ces dispositifs, dont l’installation a eu lieu en novembre, détecteront si un conducteur seul à bord de son véhicule emprunte la voie réservée au covoiturage. Les boulevards M6 et M7 concernés traversent la métropole lyonnaise et disposent depuis 2020 de voies dédiées aux véhicules transportant plus d’une personne ou bénéficiant d’une vignette Crit’Air 0. Ainsi, il est tout à fait possible de circuler sur ces voies avec un véhicule électrique ou à hydrogène, même si l’on se trouve seul à bord.
Si le radar ne détecte qu’un seul occupant dans un véhicule circulant sur la voie réservée au covoiturage, une photo de la plaque d’immatriculation sera prise, et le conducteur concerné recevra une amende de 135 euros dans sa boîte aux lettres. Cette somme pourra être réduite à 90 euros s’il accepte de payer dans les 15 jours suivants.
Alors que les radars thermiques sont encore en phase d’expérimentation, il convient de rester attentif aux évolutions réglementaires et aux nouvelles technologies qui pourraient venir renforcer le respect des voies réservées au covoiturage et faciliter la transition vers un mode de transport plus éco-responsable.
bonjour,
un radar thermique est en fonction à Rennes depuis le mois d’octobre 2023.
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